Le Monde vient de migrer tous les blogs de ses abonnés sous Wordpress (qui présente l’avantage d’être gratuit par rapport au choix précédent de Typepad). Et la révolte gronde chez quelques abonnés.
J’aime beaucoup Wordpress (qui fait tourner ce blog), et il est probablement tout aussi performant que Typepad sur de nombreux plans, mais il faut reconnaitre que la gestion des images est un peu laborieuse. Ajoutez à ça la migration de blogs réalisés sur une plateforme vers une autre, le fait que ce soit un version multi-utilisateurs qui limite la personnalisation, et le super-éditeur de texte qui nettoie toutes les fantaisies volontaires ou non (désactivable dans la version classique, mais pas dans la version multi-utilisateur)…
Du coup les blogs orientés photo, comme celui d’Ossiane L’œil ouvert (dont j’ai parlé dans l’article de RP sur les photoblogs), sont perturbés, et le sien en particulier car il utilise des panoramiques qui s’ouvrent quand on clique sur une image et quelques autres sophistications graphiques non prévues dans le programme commun.
Bon courage à Ossiane et autres photoblogueurs du Monde. En espérant retrouver bientôt ses haikus, sur le Monde ou ailleurs.
Je développe en ce moment un photoblog sous Wordpress, en partant de yapb (yet another photoblog) mais ce n’est pas de la tarte ! A suivre… (si j’y arrive !)
MAJ 17/11/06 : Ca s’arrange du côté du Monde… Le blog d’Ossiane et d’autres ayant rencontré des problèmes ont été remis sur les rails par l’équipe technique, qui visiblement est à l’écoute de ses abonnés (ce qui est normal, mais se fait rare…).
Publié le 31 octobre 2006 dans : web, blogs, photoblogs | 3 commentaires »

De deux choses l’une. Soit vous connaissez Friedlander, et vous allez avoir un choc en le redécouvrant à l’expo au Jeu de Paume — près de 500 photos sont exposées, au moins la moitié que je n’avais jamais vues—. Soit vous ne le connaissez pas et vous allez avoir un choc : découvrir un photographe aussi essentiel d’un seul coup plutôt qu’image par image avec le temps, c’est un gros morceau à absorber. Tout ça pour dire qu’il faut y aller rapidement, pour pouvoir y retourner avant la fin (31 décembre, site Concorde à Paris) pour une seconde visite.
Le texte d’introduction de l’expo :
Comme Walker Evans et Robert Frank, Lee Friedlander capte l’ordinaire de la ville et du quotidien américains, les devantures des magasins, les annonces publicitaires, la télévision, les voitures, la vie urbaine dans son ensemble.
L’influence pop, les facéties spontanées et les innovations formelles marquent ses débuts de photographe dans les années 1950 et caractériseront toujours son travail. Toutefois, à l’orée des années 1970, sa sensibilité, son style et ses sujets s’élargissent. Un flot continu d’observations nourrit ses photographies d’où se dégagent charme et lyrisme.
À l’affût des variations subtiles des formes et de la lumière, il produit des images urbaines richement descriptives, révélant l’énergie incontrôlable de la ville et dévoilant le pouvoir de la photographie à transformer ce qui est donné à voir. Au début des années 1990 il photographie les paysages de l’Ouest américain où il est né — tirages qui illustrent son goût pour les décors grandioses ou étranges et témoignent de l’intensité de son regard.
L’exposition présente l’ensemble des sujets traités pendant 50 ans par ce grand photographe du XXe siècle soit 477 photographies noir et blanc, 6 photographies en couleur et un ensemble de livres et portfolios réalisés par Lee Friedlander.
J’ai également été enthousiasmé par l’accrochage de Peter Galassi (du MoMA de New York), qui est d’une grande intelligence, et aide vraiment à la (re)découverte.
Bref, une des meilleures expo que j’aie vu à ce jour. Et qui me confirme qu’en aucun cas je n’échangerai mon baril de Friedlander contre deux barils de Cartier-Bresson.
Publié le 30 octobre 2006 dans : expos, photographes | 2 commentaires »

Dans le marathon des expos autour du mois de la photo à Paris en novembre, il y en a une qui se doit de retenir tout particulièrement notre attention, car c’est celle de Jean-Christophe Béchet, de Réponses Photo.
Son thème “Vues n°0” est original et intrigant : l’auteur a revisité ses amorces de film pour les réhabiliter au rang d’images pleines et entières. Le sous-titre de l’expo lui, est explicite : un manifeste photographique argentique.
Elles seront exposées du 2 novembre au 24 décembre à La Chambre Claire (14 rue saint-Sulpice, Paris 5°), la petite (grande) librairie photo parisienne.
On y verra également le livre conçu à cette occasion, qui sera publié dans trois papiers différents — une expérience intéressante pour juger de l’influence du support final sur la perception de la photo. J’en connais qui vont repartir avec les trois versions…
Jean-Christophe a la gentillesse de convier les lecteurs de photofloue (probablement lecteurs de Réponses Photo) au vernissage de l’exposition Jeudi 9 Novembre de 18h30 à 21h. Notez également une rencontre / signature Samedi 25 Novembre de 16h à 19h.
Post scriptum :
S’il y a des bloggeurs intéressés par le livre, soit ils contactent La Chambre Claire (01 46 34 04 31 et il y a un site : www.chambreclaire.com ), soit ils m’envoient à Réponses Photo (33 rue du Colonel Pierre Avia 75754 Paris Cedex 15), un chèque de 29 E pour un exemplaire (au hasard sur un des trois papiers) ou 75E pour un coffret avec les trois volumes sur les trois papiers.
Bien sûr, je leur dédicace et mon éditeur offre les frais de port.
Jean-Christophe Béchet
Publié le 28 octobre 2006 dans : livres, expos, réponses photo, photographes | 7 commentaires »
Publié le 27 octobre 2006 dans : labo numérique, outils | 2 commentaires »
Et voilà le travail ! (s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Merci à tous les participants. Pour les commentaires, critiques et débats, c’est juste en-dessous de ce message…
Publié le 25 octobre 2006 dans : photofloue.net, outils | 41 commentaires »